Archive de la catégorie 'Brèves'

mai 21 2010

Sahara – Caravanes de Sel – Azalaï : Le depart

Catégorie Brèves


MALI – Tombouctou

C’est de nuit que nous sommes entrés dans Tombouctou, et c’est de nuit que nous quitterons la ville, cinq jours plus tard, sur le toit d’un camion, habillés en Touareg.
Au cours de ces cinq jours nous avons rencontré Z. Dans le plus grand
secret, c’est lui qui a organisé notre aventure. Il a d’abord fallu le convaincre de nous aider car, si le danger est inexistant au coeur de la ville, dans le désert la situation est très différente. Personne ne peut contrôler ces immensités où les hommes se déplacent sans cesse. C’est le trafic de drogue qui est le plus inquiétant pour les gens du désert.
Depuis quelques années une nouvelle filière s’est développée à travers l’Afrique de l’ouest : des avions, en provenance d’Amérique du sud, atterrissent chargés de cocaïne en plein désert. La drogue est ensuite embarquée à bord de puissants véhicules 4X4 et les trafiquants traversent le Sahara pour rejoindre les côtes marocaines en passant par… les mines de sel de Taoudenni. Et il vaut mieux ne pas se trouver sur leur passage.
Avant d’accepter de nous aider, Z a pris une journée pour joindre ses « contacts » et se faire une idée sur la sécurité de l’itinéraire à l’heure actuelle. Puis, il est venu nous voir un soir et nous a dit : « Je peux
le faire si vous êtes prêts. ». Il nous a expliqué les risques et les précautions qu’il prévoyait de prendre : « Nos ennemis seront les informateurs qui pourraient vendre leurs renseignements aux bandits
qui n’auraient alors plus qu’à vous cueillir sur le trajet. Pendant les jours qui viennent, vous ne devrez donc en aucun cas parler de votre projet, ni même dire que nous sommes en contact car, comme j’ai posé beaucoup de questions autour de moi, les gens pourraient en déduire votre destination. ». Alors Z a échafaudé un plan digne d’un film de gangster : « Une première voiture viendra vous chercher et vous emmènera dans un quartier de la ville où vous troquerez vos vêtements
occidentaux contre de vieux habits touaregs et des paires de sandales en plastique. Puis vous prendrez un autre véhicule qui vous emmènera à 30 km de la ville, en pleine nuit, au point de rencontre où vous rejoindrez un camion de transport qui vous conduira en quatre ou cinq jours aux mines de sel de Taoudenni. Là-bas, le chef de la caravane
de dromadaires qui a accepté de vous prendre avec lui pour le trajet retour, vous attendra. ».
Nous avons pesé le pour et le contre, nous avons réfléchi chacun de notre côté puis ensemble, et c’est Claudine qui la première a dit : « On y va. ». Finalement cette décision on l’avait prise depuis longtemps. C’était plus fort que nous.

Au soir du cinquième jour, nous attendons. Nos sacs sont prêts, nos estomacs noués. Le téléphone sonne, c’est parti.

mai 20 2010

Sahara – Caravanes de Sel – Azalaï :L’Azalaï

Catégorie Brèves


MALI – Tombouctou

Nous sommes donc partis durant 23 jours dans cette région « interdite » et hostile du nord de Tombouctou. En 5 jours nous avons parcouru 800 kilomètres pour atteindre la « ville » de Taoudenni, et voir l’extraction du sel. Ensuite, durant 18 jours, nous avons partagé le quotidien des caravaniers, cheminant avec eux pour redescendre à Tombouctou. Dans cette partie du Sahara, le désert est très aride : les quelques arbres et les touffes d’herbe sèche sont très rares. Les conditions sont rudes pour les bêtes comme pour les animaux et la chaleur obligeait la caravane à avancer de nuit. Des nuits entières sur notre chameau à essayer de dormir sans tomber, des journées entières arrêtés à se protéger du vent chaud.
Nous gardons un souvenir inoubliable de cette aventure physique et humaine qui nous a bouleversés. Le carnet de voyage n°13 sera entièrement consacré à ce périple et nous préparons dores et déjà un film que nous sera projeté en décembre prochain, lors de notre retour semestriel.

mai 19 2010

Sahara – Caravanes de Sel – Azalaï : Le marchandage touareg

Catégorie Brèves


MALI – Tombouctou

Les bijoux touaregs. De l’argent travaillé, des pierres du désert, du bois d’ébène sculpté, tout un programme ! Difficile de résister à l’appel de ces objets superbes alors, comme tous les touristes, nous avons découvert le marchandage touareg ou plutôt le plus grand baratin de vendeurs qu’il nous ait été donné d’observer. Les phrases sont toujours les mêmes, on y parle du travail de la forge, d’un savoir faire transmis par les ancêtres du vendeur, on y parle des symboles représentés sur les objets : la bosse du chameau, la trace des caravanes, les tresses des femmes touaregs, le puit de Tombouctou ou de Gao ou d’Araouane ou de n’importe quel bled du désert. On n’est même pas sûr que le vendeur sache à l’avance ce qu’il va dire lorsqu’il raconte « l’histoire de l’objet ». A force de faire la tournée des boutiques, on pouvait presque finir les phrases commencées par les vendeurs…
Quant à la phase de négociation, elle est tout simplement extraordinaire. Les règles sont simples : « Il y a trois prix. Je te donne mon premier prix, tu me donnes ton premier prix. Je suis libre de proposer un million puisque l’objet m’appartient et tu es libre de proposer un franc puisque c’est ton argent. Ensuite je te propose mon deuxième prix puis tu me dis ton deuxième prix et enfin je te dis mon troisième prix et toi aussi. Si on est d’accord, on se serre la main, sinon chacun repart et on reste ami car le plus important c’est l’amitié ». Pour sûr : nous voulons acheter un bracelet touareg, le juste prix nous le connaissons c’est 2000 FCFA. Le vendeur annonce son premier prix, 19000 FCFA sans siller. Objet de grande qualité. Avec un tel premier prix on a un peu honte de dire 1000 FCFA ou même 1500 FCFA tellement l’écart est démentiel. Si c’est moi qui négocie je me fais avoir et ose un timide 5000 FCFA. Si c’est Claudine qui négocie, elle annonce 1000 FCFA avec le même aplomb que le vendeur. Que notre premier prix soit 5000 ou 1000 FCFA, l’attitude du vendeur est toujours la même : il détourne la tête avec un sourire mi offensé, mi-méprisant tellement notre proposition est indécente. Il donne alors son deuxième prix : 18500 FCFA. Je laisse de côté ma deuxième proposition, celle de Claudine est 1500 FCFA. Le vendeur est ennuyé. Il explique la rareté de l’objet, sa qualité incroyable, le bois d’ébène qui vient des rives du lac Fagaouine (asséché depuis 50 ans au moins), la pureté de l’argent touareg sorti tout droit des mines dont il ne connaît plus le lieux exact et conclue par un prix d’ami puisqu’on est ami : 15000 FCFA. Et à ce prix là il ne gagne rien. Claudine donne alors son dernier prix : 2000 FCFA.
Est-on d’accord ? Non. Se sépare-t-on bons amis ? Non plus. Le vendeur propose son 4ème prix : 14000 puis son 5ème : 12000, puis son 6ème : 6000, son 7ème et dernier : 5500. Claudine refuse et tient bon car elle le sait, le bracelet vaut 2000 FCFA car on en a déjà acheté deux autres similaires à ce prix là la veille. Nous faisons mine de remercier le vendeur et partir bons amis et enfin le vendeur nous serre la main « OK pour 2500 ». Bon ben là, même Claudine la redoutable accepte et le super vendeur a réussi à vendre son bracelet 25 % plus cher que le prix normal !

mai 17 2010

Sahara – Caravanes de Sel – Azalaï : Les bijoux touaregs

Catégorie Brèves


MALI – Tombouctou

Les Touaregs sont un peuple de nomades, éleveurs de chameaux ou de chèvres. Il y a une dizaine d’années, ils traversaient le Sahara pour aller vendre les bijoux en argent qu’ils forgeaient plus au nord, au Maroc notamment. Lors de notre séjour à Tombouctou, nous avons rencontré des Touaregs plus ou moins sédentaires qui vivaient dans des habitations en terre en périphérie de cette ville. Ils proposaient aux touristes comme nous de nombreux objets (bijoux, lances, poignards) sculptés avec du bois d’ébène, mais aussi de la maroquinerie plutôt travaillée par les femmes. D’après eux, ils travailleraient encore le métal à l’aide d’un savoir-faire hérité de leurs ancêtres, mais nous restons sceptiques… Néanmoins à Bamako de vrais artisans travaillent encore l’argent et des bijoux peuvent même être réalisés sur commande.

bijou touareg;

mai 16 2010

Sahara – Caravanes de Sel – Azalaï : Tombouctou

Catégorie Brèves


MALI – Tombouctou

La ville mythique, la ville au 333 saints, haut lieu de savoir, de culture et de religion, c’est pour nous la ville des explorateurs, la ville de l’aventure. C’est de Tombouctou que nous avons organisé notre extraordinaire voyage dans le temps à la rencontre des caravanes de sel. Pendant plusieurs jours nous avons arpenté la ville, observant la vie des habitants et les monuments ancestraux. Nous nous sommes pris nous aussi, à nous rêver en explorateurs, en aventuriers dans cette citée magique ou plane une atmosphère mystérieuse.

tombouctou1tombouctou2

mai 07 2010

Tour du monde à vélo : Carnet de voyage n°12

Vous allez recevoir le prochain carnet de voyage sur le Mali. Vous pouvez en voir un extrait en cliquant sur les images ci-dessous :


n°12 Malin°12 Malin°12 Mali

Carnet de voyage n°12 sur le Mali





Si vous n’êtes pas encore inscrit, c’est par ici !

avr 11 2010

Tour du monde à vélo : Un japonais sur notre route

Catégorie Brèves


Sur la terre africaine

Un petit clin d’œil à cet ami japonais que nous avons croisé sur notre route à plusieurs reprises.
Nous nous sommes rencontrés pour le réveillon du jour de l’An à Nouakchott, en Mauritanie. Lui partait pour 2 ans de voyage, à vélo également, mais ce moyen de transport ne lui sert en général qu’à se déplacer dans les villes. Nous lui avons quand même proposé ce jour-là de faire un bout de chemin avec nous, mais les longues distances, ça n’était pas trop son truc et surtout, il venait de faire la connaissance d’un autre japonais avec lequel il prévoyait de partager sa route.
C’est à Dakar, dans une rue excentrée de cette capitale que nous nous sommes croisés pour la deuxième fois. Il était sur son vélo et tout aussi étonné que nous de ce hasard (voir la photo).
Une troisième rencontre a eu lieu au Mali, sur la place du marché de Djenné, un matin vers 8h. Nous attendions que le bus pour Mopti se remplisse. Il a également fait parti des passagers. Et une fois à Mopti, c’est par un pur hasard que nous logions à côté, alors pour fêter cette ultime rencontre nous avons partager dans la rue un plat de bananes-plantain frites.
Bon voyage !

japonais;

avr 10 2010

Tour du monde à vélo : Photos inédites de mon coiffeur en voyage

Catégorie Brèves


Quelque part dans la nature africaine

Pas de séance vidéo pour mes coupes de cheveux : juste quelques photos prises sur le vif.

coiffure1coiffure2

avr 09 2010

Tour du monde à vélo : Les pantalons d’Olivier

Catégorie Brèves


MALI

Olivier est parti en Afrique avec un Jeans et un pantalon en toile acheté sur un marché chinois. Et il est terrible de constater aujourd’hui qu’aucun des deux pantalons ne reverra la France. En effet, on ne compte plus les passages chez le couturier pour faire recoudre ou rapiécer une déchirure qui fait suite à une autre déchirure. Impossible de résister à la vie rude que leur fait mener Olivier lorsqu’il enfourche son vélo, lorsqu’il s’accroupit pour faire le feu, ou même lorsqu’il monte dans un taxi. Il achètera même en route un autre pantalon, qui va également finir ses jours sur place… Dur, dur !

jeans1jeans2

avr 08 2010

Tour du monde à vélo : Les calebasses

Catégorie Brèves


MALI

C’est une production de la nature essentielle à la vie quotidienne des ménages africains. Les calebasses sont de gigantesques récipients naturels qui peuvent atteindre près d’un mètre de diamètre. Elles poussent dans des champs à même le sol, à la manière des potirons et, lorsqu’elles ont la taille requise, elles sont récoltées puis fendues en deux pour récupérer les deux parties de la coque qui serviront ensuite à tout : bol, assiette, récipient et même instrument de musique si on les renverse et que l’on frappe dessus avec les mains comme sur un tambour. Et si par malheur l’un d’elle vient à se casser ou se fendre, elle n’est pas « gâtée » pour autant car il existe des réparateurs de calebasses qui recousent les morceaux entre eux avec des fils de paille tressée. L’étanchéité est assurée, comme sur les bateaux, par un morceau de tissus coincé entre les deux parties à « recoller ».

coloquinte1coloquinte2

« Prev - Next »